Ski Press World Inc. - IndexSki Press World Inc. - SkiPresse Québec Vol.22 No.4 - IndexDOSSIER
LA LA FAMILLE FAMILLE À À LA LA BOUTIQUE BOUTIQUE DE DE SKI SKI
Les Oberson
Chez les Oberson, la question de la relève ne se pose plus. Alexandra se
prépare à prendre les rênes du petit empire que son paternel Maurice a mis
sur pied au cours des 45 dernières années. « Quand j’étais jeune, les boutiques
de mon père étaient déjà « mes » magasins. Déjà à l’âge de sept ans, je ne me
gênais pas pour émettre mes opinions, bonnes ou mauvaises, en matière de
vêtements de ski. Tous les représentants de l’industrie savaient avec qui ils
avaient affaire… Plusieurs m’en reparlent encore », raconte la future héritière
des deux méga-boutiques Oberson Sports de Laval et Brossard.
La jeune femme de 29 ans avoue néanmoins avoir rêvé d’une carrière en
gestion internationale…jusqu’à ce fameux repas de famille lors duquel son
père a annoncé l’ouverture de la boutique de Brossard. « J’étais sous le choc !
Pour la première fois, je réalisais que mon père avait pris une décision pour
l’entreprise sans que j’y sois mêlée. »
En moins de deux, Alexandra a quitté son emploi chez Bombardier pour sauter
à pieds joints dans la grande aventure de la nouvelle boutique. De gérante
adjointe au moment de l’ouverture, elle est vite devenue directrice de l’établissement.
Un boulot très prenant, admet-elle. Rares sont les douillets week-ends
passés à la maison en compagnie de son amoureux. Même les sorties de ski
en prennent pour leur rhume. À peine quelques journées en février et mars.
Malgré tout, Alexandra est heureuse. Elle évolue dans son environnement.
Et comme son père le fait depuis le tout premier ski shop Oberson, ouvert
à Cowansville, en 1963, elle adore échanger avec les clients. « On a beau
avoir les meilleurs conseillers sur le plancher, les skieurs et les planchistes
préfèrent encore de loin le contact direct avec le proprio. »
Les Trottier
Bernard Trottier constitue, lui aussi, une solide référence dans le domaine du
ski de détail. Gestionnaire de la défunte station du Mont Shefford, grand
mécène du sport amateur, Bernard Trottier demeure pour plusieurs le fondateur
d’une boutique de sport parmi les plus notoires de la province.
Un héritage qu’ont pourtant refusé les enfants de Bernard. Lorsque leur
paternel a décidé de tirer sa révérence en 1995, Brigitte et Robert, qui
travaillaient depuis leur adolescence à la boutique, ont décliné l’offre.
Brigitte préférait fonder une famille. Robert voulait demeurer à la boutique
sans avoir à se préoccuper de la gestion du magasin. « Pour dire la vérité,
De gauche à droite : Jacynthe (une cousine très près
de la famille), Julie (conjointe de Robert), Robert,
maman Pierrette, papa Bernard, Brigitte et Bruno
(conjoint de Brigitte)
Robert et moi savions tous les deux que si l’un de nous acceptait, notre
père serait resté pour nous épauler et n’aurait jamais réellement pris sa
retraite », explique Brigitte.
La fi lle de Bernard soutient toutefois avoir largement touché sa part d’héritage.
« Jeune, j’ai appris à m’investir à 400 % dans l’entreprise. Je faisais comme
si c’était ma propre compagnie. Pendant plus de 15 ans, j’ai acquis et développer
la mémoire visuelle de mon père. Un précieux atout pour la profession
que j’exerce aujourd’hui », indique Brigitte, qui occupe le poste de directrice
de la recherche et développement des vêtements pour enfants Jupa Sports.
LA LA FAMILLE FAMILLE SUR SUR LES LES PARCOURS PARCOURS DE DE COURSE
COURSE
Chez les Guay, le ski coule incontestablement dans les veines de la progéniture
de Conrad et d’Ellen. Et le couple qui s’est rencontré sur les pentes
de Stoneham lors d’une clinique de ski a littéralement produit des champions
de la descente. L’un de leur trois fi ls, Erik, est justement devenu le premier
skieur masculin du Québec à grimper sur un podium en Coupe du monde.
« Je n’ai jamais eu besoin de pousser Kristian, Erik et Stefan à faire du ski,
ni même de les motiver pour qu’ils se surpassent. J’aurais cependant aimé
qu’ils en fassent autant sur les bancs d’école », concède papa Conrad.
S’il y a une autre famille qui a marqué le ski au Québec, c’est bien les LaRoche.
À eux seuls, les cinq frères du célèbre clan de Lac-Beauport aurait pu former
une équipe nationale de ski acrobatique. Ces héros de la rampe de neige ont
défi ni les critères d’une des plus spectaculaires disciplines de la glisse, le saut
à ski acrobatique. Et en plus, leur sœur Lucie s’est distinguée en ski alpin. « La
station Le Relais était notre garderie. Les pistes se trouvaient à peine à 25 mètres
de la maison. Le ski a été pour nous un nature », mentionne Dominique
LaRoche, devenu producteur d’émissions de compétitions de glisse.
Que deviennent les enfants de cette famille de champions ? Le garçon d’Yves
pratique un tas de sports sans en préférer un plus qu’un autre. Les enfants
de Philippe et Lucie jouent au hockey, filles y comprises. Et la petite
« chipounette » de deux ans et demi de Dominique ? « Donnez-lui une chance.
Elle commence à peine à chausser les planches », répond son papa.
En fait, les véritables héritiers de la passion des LaRoche ne revendiquent
pas de liens familiaux. Ce sont tous ces jeunes qui peuvent dorénavant
pratiquer la discipline du saut à ski acrobatique au Centre national
d’entraînement à la station le Relais.
Photo : Robert Côté
Les Trottier