Ski Press World Inc. - IndexSki Press World Inc. - SkiPresse Québec Vol.22 No.4 - IndexSKI en héritage
Les Dufour
Fidèle associé de la famille Hébert au sein du Groupe Mont Saint-Sauveur
depuis les années 1980, Louis Dufour fi gure lui aussi parmi les noms irrévocablement
liés à l’industrie du ski au Québec. Et ses trois fi ls, Christian, David
et Éric, occupent chacun un poste de direction au sein de l’entreprise MSSI.
Christian veille au marketing, David aux opérations et Éric baigne dans
l’immobilier. « Pourtant, mon père nous a jamais poussé à faire partie du
groupe. Nous avons simplement saisi les opportunités qui se présentaient à
nous. Et pour tout vous dire, de pouvoir skier tous les jours, n’est-ce pas un
avantage enviable ? » répond Christian, l’aîné de la famille.
Outre le fait de partager les mêmes intérêts que son père, Christian a réellement
le sentiment de contribuer à l’esprit de famille. Au sien… et à celui des visiteurs.
« Contrairement au hockey et autres sports d’équipe où les parents ne
font qu’assister aux matchs, ici, sur les pentes, tous les membres de la famille
pratiquent l’activité, passent du temps ensemble dans les remontées, à la
cafétéria. Un vrai beau sport de famille.»
Les Boulanger
Et que dire des Boulanger ? Leur passion particulière pour la glisse les
a inspirés à créer l’une des plus typiques stations de tout le Nord-Est
Photo : Christian Tremblay
Les oberson
Photo : Christian Tremblay
De gauche à droite : Papa Maurice,
maman Joanne et Alexandra
américain, Ski Sutton. En privilégiant la formule sous-bois plutôt que
de céder à la mode des pistes boulevards, le clan Boulanger a su préserver
le côté pur de la montagne depuis l’ouverture du centre de ski
en 1960.
Mais pour combien de temps encore ? Ce n’est plus un secret pour personne.
La station Ski Sutton est à vendre. Âgés de plus de 50 ans, les enfants du
fondateur Réal Boulanger qui travaillent encore à la station (Luc et Margot)
n’ont pas l’intention de prendre la relève de leur oncle Benoît, l’actuel
gestionnaire de la station. « Avec tout ce que ça implique aujourd’hui, la
sécurité, le fi nancement, la gestion de montagne ne m’attire pas du tout.
Du moins pas pour le moment », avoue Luc, qui préfère jalousement conserver
son titre de chef des opérations.
Parlez-lui d’ailleurs de son boulot. Les mots lui manquent lorsqu’il décrit
l’extase qu’il ressent à moduler les pistes. Une vive passion qui l’alimente
à temps plein depuis l’âge de 15 ans. « Je me souviens encore du jour où
j’ai pris pour la première fois les commandes d’un snowcat. Je n’avais même
pas la permission de mon père. Il n’était pas de bonne humeur. Mais il a
tellement aimé ma façon de travailler les pistes que j’ai instantanément
gagné mon poste », raconte, Luc qui espère que les éventuels propriétaires
perpétueront « l’héritage des Boulanger ».
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