Ski Press World Inc. - Index

Ski Press World Inc. - Quebec Vol.22 No.2 - Index

La méthode Jacque Champoux
Dans les Laurentides, la simple mention du nom de Jacque Champoux
évoque instantanément l’image de moniteurs déguisés en lapin. Pendant
plus de 30 ans à Vallée Bleue, et récemment à Belle-Neige, Jacque
Champoux a dirigé l’une des écoles de glisse les plus populaires auprès
des bouts de chou. Sans jamais avoir suivi de cours de pédagogie, ce
passionné de la glisse a vite compris le principe de la réussite auprès des
trois à cinq ans : enseigner le ski par le jeu. La remontée mécanique est
devenue la balançoire. Le convoyeur, le tapis magique. Le moniteur… un
lapin. Pourquoi un lapin ? « Pour d’abord désinstitutionaliser l’habit de
l’enseignant, nous répond Jacque Champoux. Puisque les enfants de cet
âge ont souvent peur des clowns, on a essayé d’autres costumes. Des
oursons par exemple. Celui du lapin, en particulier de couleur rose, s’est
révélé le plus effi cace ! »
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Combien pour une leçon ?
D’une station à l’autre, le prix d’une leçon privée varie énormément.
Il faut compter entre 40 $ et 100 $ l’heure pour bénéfi cier des services
d’un moniteur.
Photo: MSSI
Partir sa
descente
du bon
pied, en
toute
sécurité.
À l’Alliance des moniteurs de ski du Canada,
on a formé 20 % plus de moniteurs en dix ans.
Trois bonnes raisons de suivre une leçon
Pourquoi devrait-on suivre des leçons de glisse ? Michel Lamothe, directeur
de l’Alliance des moniteurs de ski du Canada (AMSC), nous répond ceci :
Photo: Michel Cantin
Photo: Jacque Champoux
• Pour notre sécurité… et celles des autres. Que l’on pratique le ski ou
la planche à neige, que ce soit sur piste, dans les sous-bois ou dans
les parcs à neige, la leçon avec moniteur permet de développer nos
habiletés dans un environnement sécuritaire.
• Pour le plaisir ! Au diable la technique. La motivation principale de
l’enseignement sur neige passe désormais par la quête de sensations
de glisse.
• Pour l’apprentissage rapide. Une leçon permet d’acquérir rapidement
les notions de glisse qui facilitent l’accès du point A au point B. Et
ce, dans un environnement plaisant et sécuritaire.
Quand l’école change de nom … et de style
Les fameux moniteurs costumés en
lapin, emblèmes du programme des
Bouts d’Choux créé par
Jacque Champoux à Vallée Bleue
il y a plus de 30 ans
sont maintenant aussi à Belle Neige
Vous avez probablement remarqué que les écoles de glisse changent de nom.
Club de glisse, ligue, académie, camp de jour… Les gestionnaires des écoles
ont constaté que l’utilisation du mot « école » vendait beaucoup moins. Chez
les ados… comme chez les adultes.
D’où D la création de l’Académie de glisse Head-Tyrolia, à Mont Sainte-Anne.
Un U genre de club social exclusif aux adultes avec leçons privées. En six ans,
cette c « école » a quadruplé ses inscriptions.
Outre O les noms qui changent, les formules d’enseignement prennent une
tendance t
plus compétitive. Ainsi, à Morin Heights, pendant que les enfants
sont s en cours, une cinquantaine de parents participent aux leçons du club
des d Vieux Bambous. Des moniteurs leur enseignent comment négocier les
pportes
d’un slalom.
EEt
des écoles vont jusqu’à franchir les frontières. C’est le cas de l’Académie
dde
ski Nomad, qui vise une clientèle de 12 à 17 ans. En moins d’un an,
ll’entreprise,
qui organise des camps de ski en Amérique du Sud, est passée
dde
118 à plus de 500 inscriptions. « L’exotisme des destinations et la
ppossibilité
de pratiquer le sport comme les pros du ski plaisent beaucoup à
ccette
clientèle », rapporte le directeur de l’Académie, Sébastien Caron.
RRécemment
associée à l’École de ski Première Classe, l’Académie songe
pproposer
son produit à la clientèle adulte.