Ski Press World Inc. - Index

Ski Press World Inc. - Quebec Vol.22 No.2 - Index

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Photo: Michel Cantin
Samedi matin, c’est
l’heure de la leçon à Ski
Mont Saint-Bruno, la
plus grande école de
glisse au Canada.
Par Pa P r Claudine Cl Clau audi di dine ne Hébert Héb éb éber er ert
À l’image de l’industrie, les écoles de glisse ont dû s’adapter aux besoins du marché.
Nouvelles stratégies, nouveaux horaires, nouvelles formules, Claudine Hébert jette un regard
sur les écoles de ski d’aujourd’hui.
Saviez-vous qu’un directeur d’école de glisse averti suit avec grand
intérêt l’évolution de la courbe démographique du Québec ? Qu’il
observe avec attention la moindre fl uctuation au sein du groupe des
moins de 12 ans ?
Vous l’aurez deviné, cette tranche d’âge représente la principale clientèle
des écoles de glisse. « Le pain et le beurre de ces entreprises »,
précise Martin Jean, directeur des programmes nationaux à l’Alliance
des moniteurs de ski du Canada (AMSC). Sans ces jeunes, plusieurs
écoles auraient déjà fermé leurs portes. Et certaines stations auraient
connu le même sort. « Si les cours du samedi n’existaient pas, plusieurs
de nos pentes seraient désertes les week-end », reconnaît Pierre
Charest, superviseur des écoles de glisse des stations du groupe Mont
Saint-Sauveur International.
Cela dit, en affaires, un principe demeure. Pour réussir et survivre,
il faut savoir diversifi er son entreprise. C’est la raison pour laquelle
plusieurs écoles de glisse font preuve d’ingéniosité pour recruter de
nouvelles clientèles. Particulièrement les adultes.
Vive l’informatique
À son arrivée à Ski Bromont, en 1996, Christian Charrette a réalisé
que les cours de groupe pour adultes battaient de l’aile. À tel point
qu’en 1998, il les a carrément abolis. Les classes de 8 à 10
personnes n’avaient plus la cote. En revanche, il y avait une demande
croissante pour les leçons privées. D’où l’idée d’informatiser tout
le système de l’école. Pour le vice-président des opérations de Ski
Bromont, cette initiative permettait de mieux coordonner les horaires
des leçons privées et l’embauche de personnel. Et surtout de suivre
l’évolution et les besoins des skieurs adultes.
« Depuis plus de dix ans, tout est noté. Le nom du moniteur, le nom
des pistes parcourues lors de la leçon et suffi samment d’informations
sur la personnalité du client afi n de toujours le jumeler à un enseignant
qui lui convient », explique Christian Charrette. La formule
réussit. L’école de Ski Bromont est passée de 80 à 225 moniteurs
en moins de dix ans. Et les services de certains d’entre eux, jure
Christian Charrette, sont réservés par leurs clients jusqu’à deux ans
à l’avance.
La � n de la ski week ?
Percer le marché adulte demeure tout de même un perpétuel défi
pour les écoles de glisse. Même à Gray Rocks, où la célèbre ski week
fait fi gure d’institution depuis sept décennies, on se pose de sérieuses
questions. Finie la belle époque où l’on vendait chaque année plus